14 Maggio 2018

Francia, sondaggio sul sionismo

France. Selon 54% des 18-24 ans  le sionisme serait une idéologie raciste

Déplacement de l’ambassade américaine à Jérusalem, Tensions avec l’Iran, 70 ans de la déclaration d’indépendance : l’UEJF, association membre du Crif, dévoile un sondage réalisé avec l’IFOP.

Sondage publié sur le site de l’UEJF

54% des 18-24 ans considère que le sionisme est une organisation internationale qui vise à influencer le monde et la société au profit des juifs :

Alors que les Etats-Unis déplacent aujourd’hui leur Ambassade à Jerusalem et que la tension avec l’Iran est plus élevée que jamais, l’UEJF dévoile un sondage commandé à l’IPSOS sur un échantillon de 1007 personnes : pour 54% des 18-24 ans le sionisme est une organisation internationale qui vise à influencer le monde et la société au profit des juifs. Sur cette même tranche d’âge, 52% considère que le sionisme est une idéologie raciste. 57% des français disent avoir une mauvaise image d’Israël et pour 71% l’Etat porte une lourde responsabilité dans l’absence de négociation avec les palestiniens.

Une majorité de sondés répond favorablement à l’idée reçue selon laquelle le sionisme serait une idéologie raciste ou correspondrait à une organisation internationale destinée à influencer le monde au profit des juifs.

Seuls 33% des français connaissent la date de création de l’Etat d’Israel, alors que 22% des sondés pensent que la date de création est postérieure à 1980.

Néanmoins, 75% des sondés estiment que la France doit maintenir de bonnes relations avec Israël, rejetant le boycott d’Israel pour une forte majorité.

Ce sondage sera decrypté par Frédéric Dabi le 14 mai 2018 à la mairie du troisième arrondissement de Paris à partir de 18h30 à l’occasion d’une soirée célébrant les 70 ans de l’indépendance d’Israel en présence de nombreuses personnalités (Bernard-Henri Lévy, Elie Chouraqui, Serge Moati, Ariel Wizman, Alexis Lacroix, François Pupponi…)

Pour Sacha Ghozlan, président de l’UEJF :

« Ce sondage UEJF/IFOP démontre un faible niveau de connaissance sur ce qu’est le sionisme.

Il témoigne aussi d’un niveau inquiétant d’adhésion à des thèses complotistes pour les plus jeunes.

Alors que l’actualité au Proche-Orient est source d’inquiétudes, les français sont attachés à ce que les liens entre la France et Israël soient renforcés et n’adhèrent pas au mouvement de boycott d’Israel.

La pédagogie sur le sionisme et sur ce qu’est Israel doit être renforcée, en particulier chez les plus jeunes tant l’antisionisme et l’instrumentalisation du conflit israelo-palestinien nourrissent l’antisémitisme en France ».

Pour Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP :

« Malgré la focalisation médiatique sur le conflit israélo-palestinien, les Français ne le connaissent pas bien. Deux France s’opposent : d’un côté, une France âgée, plutôt diplômée, plutôt de droite ou de centre-droit, qui a une bonne image d’Israël et de l’autre, une France plus jeune, plus populaire, issue des partis tribuniciens comme La France insoumise ou le Front National »